Pourquoi une supervision ?

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Pourquoi une supervision ?

Les professionnels que je rencontre sont la plupart des indépendants qui travaillent seul-e. Sortir de l’isolement, avoir un espace pour partager, débriefer, se rassurer, trouver des éléments de réponse à leurs questionnements, recevoir de l’attention, être soutenu-e ou prendre du recul sur leur pratique professionnelle est souvent nécessaire. Ni une formation, ni une thérapie, la supervision est à l’écoute de l’écoutant. Elle a également une visée pédagogique en vue de progresser. Apport d’outils d’analyse, lien avec la théorie issue des neurosciences, nouvelles façons de faire … Ces échanges stimulent la réflexion, la créativité, le renouvellement de sa pratique et la confiance en soi.

 

Le professionnel écoutant à son tour écouté

 

En tant que professionnel de l’humain, que l’on soit consultant, thérapeute, formateur, l’écoute et l’adaptabilité à une place centrale dans le métier.
A la fois écoutant, contenant, miroir, ce professionnel a à son tour besoin d’un espace d’accueil bienveillant, empathique, non jugeant et soutenant.
Un temps pour partager ses doutes, ses peurs, ses lassitudes, ses interrogations, ses améliorations potentielles, ses baisses de motivation. Un lieu qui n’est pas une thérapie mais où il peut quand même parler de lui, de ses blessures, questionner les résonnances personnelles de situations professionnelles.
Avoir un temps pour déposer ce qui peut être délicat, inconfortable, dérangeant, déboussolant, incompréhensible, agaçant. Un endroit pour continuer à progression sans pour autant être une « formation » en tant que telle.

 

Accueillir ses parts d’ombre pour tendre vers une posture professionnelle meilleure

 

Tous les facilitateurs, aidants, coach ont à cœur d’être les meilleurs professionnels possibles. Les valeurs de bienveillance, de non jugement, de patience, d’empathie, de congruence, de présence, d’accueil et d’écoute positive inconditionnelle sont au cœur de leur métier. Pourtant, parfois nous en manquons ! Et cela nous déplore, nous culpabilise, nous fait honte. Notre critique et juge intérieur sortent alors le grand jeu nous mettant à mal ou nous sapant le moral.
Nous sommes humains. Terriblement, infiniment, prodigieusement humains.
Reconnaître et donner à entendre ses limites, ses bassesses, ses petitesses n’est ni être faible, mauvais, affreux. Nous ne sommes pas cette médiocrité. Nous sommes bien plus. Donner à voir ses parts de soi c’est se montrer humain … et en chemin.
Faire bouger les lignes de ses manquements, défaillances ou défauts commence par cesser de lutter dans l’ombre au profit d’une mise en lumière dans un espace bienveillant et non jugeant.

 

 

La supervision : ni une formation, ni une thérapie

 

La supervision n’est pas une énième formation, pourtant elle forme, déforme, reforme. Elle permet d’aller au fond des choses, dans les détails et les subtilités de ces accompagnements et de ces propres outils. C’est comme une hygiène de vie professionnelle. Devenir expert dans son domaine exige d’aller dans la précision pour affiner, affûter et perfectionner sa manière de faire, de dire, d’être.
Pas une formation mais une visée pédagogique tout de même. En effet le professionnel va pouvoir y trouver des outils de réflexions, d’analyse, d’auto coaching, de méthodologie, de « valuaction » (processus qui permet d’évaluer une action et d’en dégager les axes d’amélioration).
Pas une thérapie mais une voie pour travailler sur soi et continuer son chemin d’évolution. En effet l’accompagnement tenant compte de la globalité de la personne, les effets positifs ont une répercussion sur les différentes sphères du professionnel.

 

Une supervision basée sur la créativité et le corps

 

Qui dit « globalité », dit pour moi indéniablement corps, mouvement et intermodalité artistique. Les situations évoquées par le professionnel sont explorées par le biais de l’écoute du corps. Que se passe-t-il en moi dans cette situation ? avec cette personne ? Où est-ce dans le corps ? Comment est-ce dans le corps ? Et si cette sensation était une couleur, une forme, une matière, un son, des mots ? Ecouter la sensation attentivement pour qu’elle donne des réponses, des pistes de transformation, qu’elle parle de ses besoins, de ses limites, et de son champ des possibles.
Basée sur la sagesse du corps et son potentiel fabuleux de résilience, l’écoute des sensations et du mouvement interne est une voix royale pour, à la fois aller au fond des choses, et, prendre de la hauteur pour accéder à une vision supérieure.

 

La supervision, gage d’une bonne pratique et éthique

 

Etant moi-même en supervision toutes les 4-6 semaines depuis plusieurs années je vois comme ces temps me sont aujourd´hui indispensables.
Prendre du recul, asseoir ma pratique, affirmer mon style, nourrir la confiance. Gagner en maturité, donner de la valeur à mes qualités, reconnaitre mes limites, mes faiblesses et les donner à voir. Prendre conscience de mes marges de progression et alimenter ma sécurité intérieure. Me soutenir quand des événements de la vie personnelle déstabilisent mes fondations professionnelles. Avoir une vision plus large, plus vaste, élargir mon focus pour voir plus et mieux. Me sentir entendue, comprise, soutenue, respectée. Parler de situation, de questionnement que je ne partage à personne d’autre. Mieux gérer la fatigue, le stress, trouver la juste distance et la bonne implication. Clarifier les contours de mon identité professionnelle. Avoir un regard neuf et me renouveler. Adopter d’autres grilles de lecture et d’analyse, éclaircir le cadre de mes interventions. Et tout simplement me soulager, me faire du bien, prendre soin de moi et m’offrir ce que je tente d’offrir aux autres.

 

Si aujourd’hui j’ouvre des temps de supervision c’est pour répondre à ces besoins de professionnels qui m’ont déjà sollicité en ce sens.
Riche de 15 ans de pratique professionnelle je propose cette nouvelle offre d’accompagnement. Elle répond à ce que je peux observer dans les sessions en Neurodanse. La formation de groupe ayant son cadre et ses limites il n’est pas possible de satisfaire aux besoins de résolution de difficultés personnelles en situation de travail, à la soif d’approfondir du lien théorie/ pratique ou encore à l’envie d’analyser ou de décortiquer des situations précises et spécifiques.

 

Si vous êtes intéressé-e-s par une supervision, informations  ICI

 

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