L’attention, l’un des piliers du changement

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L’attention, l’un des piliers du changement

Changer, évoluer, apprendre, se renouveler, aller vers la meilleure version de soi même est une préoccupation pour beaucoup. Dès tout petit nous apprenons et pourtant nous n’avons jamais appris à apprendre !

Stanislas Dehaene met en avant les 4 piliers de l’apprentissage. Focus sur celui de l’attention. Quelles sont les limites et les ressources de son attention ? Comment mieux naviguer avec les fluctuation de son attention ? Comment faire évoluer son capital attentionnel ?

 

Voici quelques repères scientifiques sur les « lois » attentionnelles de notre esprit afin de mieux faire avec.

 

Le dernier livre de Stanislas Dehaene vient de sortir (Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines). Dans un article paru dans Le Temps, ce professeur de psychologie cognitive nous parle de « Apprendre à mieux apprendre ».

Malheureusement, à l’école nous n’apprenons pas les règles qui régissent notre cerveau. Nous apprenons sans savoir comment notre cerveau se concentre, mémorise, comprend, oublie, se trompe, créé de nouvelles connexions, etc.

Or « savoir apprendre est l’un des plus importants facteurs de réussite scolaire. Tous les enfants démarrent dans la vie avec une architecture cérébrale analogue. Leurs compétences innées pour le langage, l’arithmétique, la logique ou les probabilités révèlent leurs intuitions précoces et abstraites, sur lesquelles l’enseignement doit s’appuyer. »

 

Enfant ou adulte, les processus d’apprentissage et de changement s’appuient sur 4 piliers : l’attention, l’engagement actif, le retour sur erreur et le sommeil.

 

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Focus sur l’attention

 

Un nouveau savoir ne peut pas être intégré s’il n’est pas amplifié par l’attention et la prise de conscience. La distraction et l’éparpillement sont les ennemis de l’apprentissage. Voici quelques repères importants sur l’attention :

 

  • C’est un mécanisme très performant mais fatiguant. 

 

  • Notre capital attentionnel diffère selon l’entrainement, son état intérieur, l’environnement dans lequel nous sommes (perturbations sonores, visuelles par exemple ..).

 

  • L’attention est fluctuante : observez comment fonctionne votre attention, détectez-en ses fluctuations. Déceler les moments de la journée, de la semaine ou du mois (cf votre cycle) qui sont avantageux et désavantageux. Ces informations vous donnerons des indications pour modifier et adapter vos temps d’apprentissage.

 

  • Pour se concentrer sur une thématique ou une nouvelle manière de faire quelque chose, il faut déjà disposer d’un minimum de connaissances ou d’expérience sur le sujet. La mémoire, en s’associant à l’attention nous aide dans cette tâche.

 

  • Etre attentif dépend d’un double mouvement : l’activation de réseaux de neurones et l’inhibition d’autres réseaux pouvant être concernés par la situation. Il y a, en quelque sorte, un phénomène d’apprentissage et de désapprentissage qui se joue en même temps.

 

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Donc concrètement :

 

Exercer votre attention n’importe où et aussi souvent que possible pour prendre soin de votre capital attentionnel et l’augmenter. Souvenez-vous que l’attention est comme un muscle qui se travaille !

Apprendre (ou changer) une chose à la fois vaut mieux qu’en apprendre 3 ou 4 en même temps. Dans ce cas tout votre potentiel attentionnel se focalise sur la dite-tâche et l’apprentissage est optimiser.

– Etre attentif est très énergivore. Mieux vaut des temps courts où votre attention est mobilisée à fond, que des temps long pendant lesquels elle va sans cesse divaguer ce qui va amener de la frustration ou du découragement par manque d’efficacité. L’attention est efficace pendant 45 min, au delà elle décroche. Alors passer à autre chose, faite une tâche qui est moins coûteuse d’un point de vue attentionnel.

Créer les conditions intérieures et extérieurs favorables à la concentration et défavorable à la distraction (ça prend 20 min pour revenir à son niveau d’attention initial quand nous sommes déconcentrés !).

Mobiliser votre mémoire sur la thématique sur laquelle vous travaillez. Par exemple, avant de vous lancer dans la tâche à faire, prenez quelques instants pour vous rappeler des expériences positives sur le même sujet, reconnecter avec des connaissances que vous avez déjà intégrées, rappeler vous ce à quoi vous devez penser pour faire ou vivre ce qui vient. C’est une façon de préparer votre esprit et maximiser le potentiel de votre cerveau.

Faire des minis pauses pour vérifier que votre attention est bien orientée sur les « bonnes choses ». Ainsi vous vous assurez qu’elle n’a pas déviée, qu’elle n’a pas pris le chemin de la vieille habitude !

Soyez patient et persévérant car apprendre et changer se fait avec deux conditions indispensables : le temps et le droit à l’erreur.

 

Faire attention à sa manière de faire attention est essentiel.
Retrouver sa capacité à faire attention et à décider librement et en conscience de porter son attention sur telle ou telle chose est plus que nécessaire tant pour notre équilibre que pour celui de notre société.
C’est d’une certaine manière reconquérir sa liberté, son libre arbitre, son pouvoir personnel, sa souveraineté.

 

Prochains stages sur l’Attention et l’Intention :

 

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