Le Silence. Large, vaste, à perte de vue, à perte d’ouïe.

Je n’ai jamais rencontré ailleurs que dans les steppes de Mongolie une telle qualité de Silence. Un vrai silence. Pas un bruit de véhicule, de vent, ni d’insecte ou de rivière.La solitude sur des centaines de kilomètres ne faisait qu’ amplifier la densité et la magie de cette atmosphère véritablement ensorcelante.
Dans le désert de Mongolie, à court d’eau Deus Ex Machina …

Nous sommes en juin 2008. Je roule dans des déserts depuis le mois de février, entre Le Tibet, la Chine et Oulan Bator. Mon dernier ravitaillement date de 4 jours et des 40 litres d’eau que j’ai emporté avec moi, il ne reste qu’un petit demi-litre. Il fait aux alentours de 40°, pas un arbre pour trouver un peu de répit sous ce soleil brûlant. De temps en temps je me recroqueville près de mon vélo pour être un peu à l’ombre.