Retour sur la nuit dansée de l'équinoxe - Béatrice Maine

Retour sur la nuit dansée de l’équinoxe

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Retour sur la nuit dansée de l’équinoxe

Au début il y avait des sentiments variés pour cette première nuit dansée

De l’excitation, de la joie, de la curiosité, de l’inquiétude, de l’angoisse un peu aussi

Et pour certains il y avait déjà de la fatigue. Celle de la semaine, celle de la journée.

Et celle fabriquée par le mental inquiet

Puis il y a eu ces premières heures de danse

Tandis que le soleil descendait, chacune glissait au creux de soi

Tout doucement, tranquillement se déposer au dedans se soi et laisser venir le JE.

Le JE derrière la voix qui parle, qui commente, qui s’agite.

Il y a eu des danses, des danses et encore des danses

Des danses tout seul, des danses à deux, des danses ensemble, pendant des heures et des heures

Il y a eu du silence aussi

Et puis, au cœur de l’épaisseur de la nuit, le rythme du didgeridoo emporte chacune dans ses profondeurs cellulaires. Les paupières fermées, le regard orienté vers l’intime, les organes des sens tournés vers son monde intérieur, sous le regard et la présence attentive et contenante d’un partenaire ange-gardien, chacune voyage dans ses paysages personnels et singuliers.

Et encore des danses, profondes, sincères, engagées, frissonnantes, puissantes, authentiques, délicates.

Au fil de la nuit avec les danses, ce sont les corps qui sont devenus denses.

Epais, consistant, remplis.

Remplis de vie jusque sous chaque petite parcelle de peau. Emplis de Conscience et d’Esprit. Abondant de vie et de oui. De simples et grands Oui à ce qui jaillit, s’impose, se manifeste

Et comme par effet de vase communiquant, d’un côté les corps et les yeux s’emplissaient d’un esprit plus grand, d’un autre le mental devenait de plus en plus cotonneux et spongieux.

Les danses sont généreuses, poignantes, franches, habitées, au delà des convenances, de quelconques idées du beau ou du laid, du correct ou du ridicule.

Accueillir ce qui pointe à la surface de la conscience et se laisser être bougé par ce flux de mouvement, de gestes, de postures, d’attitudes sans les passer au crible du moi rationnel et analytique, sans les essorer de questions rationnelles ou les altérer par des interprétations égotiques. Des danses à la jointure du lâcher prise et d’un JE pus grand que soi. Rencontre de partie d’être intime. Je vois chez des femmes que je connais depuis un ou deux ans des qualités et une présence de corps j’avais vu jusque là

Tandis que la lune terminait sa course dans le ciel et que les silhouettes des montagnes alentours apparaissaient dans la lumière rosâtre-orangée de l’aurore, les dernières empreintes de nos pas se déposent. Projetés à l’aube du premier jour du printemps, chacun-e reprendre le balancier de sa marche. Au petit matin je me sens soûl comme je pouvait me sentir soûl parfois en voyage après une longue journée de vélo, d’effort et d’enchantement dans un paysage grandiose. Ce matin-là je me sens ivre d’émerveillement, de beauté, de gratitude pour cette nuit. Ivre de fatigue. Ivre d’avoir rempli mes yeux et baigné mon cœur du mystère de la vie, de l’humain et de la nuit.

Après cette nuit de l’équinoxe, s’en est suivit la semaine. Une semaine de travail pour la plupart ; Selon plusieurs témoignages, une semaine fluide et sans fatigue excessive malgré la nuit blanche. Pour certaines il y avait même un regain d’énergie. Ses danses dans ce temps suspendu entre un coucher et un lever de soleil auraient-elles activé un carburant intérieur particulier… ?

 

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Renouvellement de l’expérience l’année prochaine :

  • 18-19 mars 2017 à St Laurent du Pont (38)
  • 1er et 2 juillet 2017 à Marsaz (26)

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